07
oct
« L’enfer est pavé de bonnes intentions » Extrait d’un de mes bulletins de CP…

Difficile de partager les expériences d’OCTO sans faire un clin d’œil à Jim & Michelle Mc Carthy.

Jim a passé de longues années dans les labs de Microsoft à la belle époque et, après cette aventure passionnante, à mon avis après avoir essayé quelques herbes inspirantes, a décidé avec sa femme Michelle, d’écrire Software for your Head.

Le principe en est basique : en définissant les Core Protocols, protocoles de communication entre êtres humains, à l’instar de deux machines utilisant le standard TCP/IP, deux êtres humains se comprendront mieux s’ils utilisent les mêmes conventions.

Les pratiquants extrémistes des Core Protocols forment assurément une secte. J’aimerais toutefois t’en présenter un, l’Intention Check, et de te faire partager le bon sens que j’ai pu y trouver.

Auparavant, petite anecdote qui m’a fait progresser dans ma vie de tous les jours.

Juin 1999. La bulle Internet commence à enfler, j’aide alors le président de la SSII Aubay sur l’introduction de la société sur le Second Marché.

Nous sommes tous les deux en conversation téléphonique avec un jeune blanc-bec de la société d’audit en charge de certifier nos comptes. Le blanc-bec est insolent avec Kiki (Kiki, c’est le président d’Aubay). A la limite de l’abus de position.

Je bous, avec une furieuse envie de le remettre en place et je suis surpris par le stoïcisme de mon Kiki (le président d’Aubay hein). La conversation s’éternise, Kiki rattrape le coup en négociant habilement.

Le téléphone à peine raccroché, je lui demande, à peu près en ces termes :

— Kiki, comment as-tu fait pour ne pas l’envoyer se faire voir ?

Mais il me répond calmement :

— Quel était l’objectif ? Qu’il valide les comptes, non ? On a bossé comme des chiens depuis plusieurs mois pour cette intro. Aurais-je atteint l’objectif en m’énervant ?

Je me suis senti bien bête avec ma réaction et ma question : nous aurions pu passer à côté de notre intérêt si Kiki n’avait eu la lucidité de garder son sang-froid. Cette leçon me servira toute ma vie.

Quelques années plus tard, cette leçon se retrouvait indirectement dans le protocole Intention Check.

Quand tu es en discussion avec quelqu’un, que tu penses qu’il dérape dans ses paroles ou actions, que tu ne comprends pas où il veut en venir, abats la carte « Intention Check » : ton interlocuteur s’arrête et t’explique son intention. Dans le meilleur des cas, tu es au clair sur son objectif. Dans le pire, il est pris la main dans le sac.

Tu peux bien sûr te l’auto-appliquer. Ceci te permettra de vérifier que tes actes ou tes paroles sont alignés avec ton intention profonde. Et le cas échéant d’ajuster le tir.

Intention Check de cet article ? Te faire partager mon addiction à ce reflexe, permettant d’agir dans le sens de son intention et non de son égo, de sa vanité ou d’une poussée de testostérone mal placée.

Essayez !
Présentez le protocole à votre conjoint et testez-le lors du démarrage de votre prochaine scène de ménage.

Un commentaire à “Intention check”

« Quoi qu’il arrive, n’en fais pas une affaire personnelle ». Deuxième accord tolteques. Don Miguel Ruiz.

Reynald
Le 15 mars 2014