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oct
« Quand je suis presque sûr, je donne ma parole d'honneur ; quand je suis sûr, je parie » Yves Mirande

Si la date de publication de ce livre est antérieure au 11.11.10 (ce n’est pas du binaire, note aux geeks), poursuivez votre lecture sur cette page : nous avons réussi notre pari, écrire un bouquin from concept to cash en trois mois, vacances d’été incluses.

Avec un blog miroir en prime, une gestion des flashcodes, des articles inédits et des illustrations pour chacun.

Mettons de côté le talent (et l’arrogance) un instant : comment s’y prend-on pour « cadrer, développer et livrer [un livre] en moins de 3 mois[1]» ?

Croyez-le ou non, ce sont exactement les mêmes ingrédients que pour un projet informatique.

D’abord une vision produit partagée :

J’ai présenté mon idée de livre au Comité de Direction en explicitant, dans cet ordre, le pourquoi, le comment et le quoi (why ? how ? what ? Visionnez Simon Sinek à TED[2]). Go.

Puis présentation de la vision lors d’un open space avec tous les OCTOs : adhésion maximale, go.

Kick-off avec les participants motivés, présentation et affinage collaboratif de la vision. Description de la storymap en brainstorm, avec post-it, gommettes et paillettes.

Dès lors, tout s’enchaîne : création d’une mailing-list dédiée pour poursuivre les brainstorms, effectuer les annonces administratives et surtout, lancer les premiers Perfection Games. Les articles sont distribués aux plus motivés (pas forcément les plus compétents à ce stade) lors de la première itération de deux semaines. Ceci permet d’estimer la vélocité de l’équipe constituée, de détecter les pépites et de recadrer ceux qui, à défaut de talent, débordent d’énergie et de motivation et de livrer les premiers succès. Valeur utilisateur priorisée, classique.

Pour rythmer le tout, des rendez-vous réguliers (les BBL bihebdomadaires), des points individuels pour résoudre les demandes d’aide ou inciter à de nouvelles responsabilités et un suivi via notre outil de kanban online, parfait pour les scribes nomades.

Comme un projet informatique ?

Oui :

  • Une date fixée à l’avance, notamment pour limiter l’effet de la loi de Parkinson : une tâche prend le temps qu’on lui alloue.
  • Qualité non négociable : Perfection Games, relectures croisées, binômage…
  • Coûts fixés : zéro euro de dépense, temps consultant en best effort (j’écris cet article sur la plage pendant mes vacances, j’ai presque honte).

Nécessairement, c’est le périmètre qui est remodelé pour tenir la date butoir. Et l’articulation en articles courts et indépendants (les user stories) facilite cet ajustement.

Comme un projet informatique : une dynamique d’équipe entretenue par du challenge collectif (écoute mutuelle, brainstorms), une ambiance détendue (distribution de billets de 50 euros et de carambars, notamment) et un réalignement permanent sur les valeurs / la vision du produit.

Comme un projet informatique : une implication officielle et effective du sponsor. Vous avez lu, si vous n’avez pas sauté de pages, des articles écrits par notre cher PDG (que 1 000 louanges soient chantées quotidiennement en son honneur) et notre DG (que 800 louanges soient chantées en son honneur), qui se sont prêtés aux mêmes processus rigoureux que les « simples consultants » (que 10 louanges etc.)

Comme un projet informatique : une équipe, un produit, un process, un sponsor. Et un projet qui livre en production tous les trois mois ; parce que si vous plébiscitez notre travail, nous continuerons à livrer. Promis.

Car comme un projet informatique, l’essentiel est que l’utilisateur (c’est-à-dire vous, cher lecteur) soit emballé : nous avons tout fait pour.

Note : cet article contient une palanquée de termes sûrement ésotériques, issus de notre quotidien de consultant. Parcourez le glossaire, lisez notre blog officiel http://bit.ly/afOWi1 ou commentez pour plus de détails.


[1] C’est d’ailleurs le thème d’un petit-déjeuner OCTO : http://bit.ly/dh9Ngf

[2] http://bit.ly/aISdts